par marque

Protection médicale : Que choisir ? Gants, blouses, charlottes, etc.

L’hygiène constitue un des enjeux majeurs du monde hospitalier dans son ensemble et répond à des critères d’exigences particulièrement drastiques. Étant donné qu’elle reste la principale défense contre les contaminations et les diverses infections qui peuplent quotidiennement les hôpitaux, les équipements liés à la protection médicale ont connu un essor technologique et budgétaire très important, et ne cesse de s’accroître chaque année un peu plus. Ces dispositifs très divers permettent de protéger tout autant le patient que le personnel soignant et de limiter les risques de maladies nosocomiales. Ces protections médicales trouvent aussi leur importance dans les domaines vétérinaires et agro-alimentaires, des milieux qui ont la particularité d’être plus propices à la contamination, du fait de plus récurrents échanges entre l’extérieur et l’intérieur, comme c’est le cas lors de visites à domicile ou quand les zones de conditionnement du produit final sont attenantes aux zones d’élevage. Mais alors quelles sont les différentes solutions qui permettent de se prémunir des risques infectieux et comment les choisir ? Equipmedical vous aide à y voir plus clair.

Protection médicale

 

Les gants médicaux

Premier élément de la panoplie du personnel soignant, le gant médical permet d’ausculter et de manipuler le patient sans risquer la transmission des nombreuses bactéries que contiennent nos mains. Le plus souvent transparents, ou translucides, ils sont spécialement conçus pour épouser le plus possible l’anatomie de la main afin d’offrir à l’usager un confort de port et une bonne préhension. Néanmoins, ils font partie d’une large gamme qui propose certaines nuances afin de satisfaire à tous les usages ainsi qu’aux spécificités de chacun.
 

Taille

La première nuance concerne la taille du gant qui détermine son confort en fonction de la morphologie de la main. Trop grand, il glissera, trop petit il risque de se déchirer. Déclinée sous la nomenclature standard propre à l’habillement (Small, Medium, Large, Extra Large), la taille se définit, d’une manière générale, en fonction de la longueur de la main, mesurée en pouces ou en cm. Il existe 4 tailles de gant sur la marché parmi lesquelles vous pouvez choisir de la manière suivante :

S = Longueur de la main comprise entre 6 et 7 pouces, soit entre 152 et 178 mm
M = Longueur de la main comprise entre 7 et 8 pouces soit entre 178 et 202 mm
L = Longueur de la main comprise entre 8 et 9 pouces soit entre 202 et 228 mm
XL = Longueur de la main comprise entre 9 et 10 pouces soit entre 228 et 254 mm

La mesure doit être prise depuis la manche, un peu en dessous de la base de la paume jusqu’à l’extrémité du majeur. Par ailleurs, il est fortement recommandé de se couper les ongles et de les limer avant d’enfiler des gants, afin d’éviter qu’ils ne se déchirent lors du gantage.
 

Latex, Polyvinyle, nitrile

Les fabricants de gants médicaux proposent de nombreuses gammes qui se déclinent également en fonction de la matière première utilisée. Et si l’élasticité et la résistance semblent être les critères principaux de manufacture, le choix du matériau est tout aussi important.

    Les gants en latex naturel bénéficient de propriétés élastiques remarquables qui ne les empêchent pas de rester quasiment indéchirables. Ils offrent, par ailleurs une très grande souplesse qui conserve parfaitement la dextérité des doigts et dispense une sensation optimale du toucher. Cependant, ils ne conviendront pas aux soignants et aux patients qui souffrent d’allergie au caoutchouc. Veillez, ainsi, à bien vous renseigner avant de les utiliser.

    Les gants sans latex sont généralement fabriqués en polyéthylène, un polymère aux caractéristiques très proches de celles du latex naturel. Ils ont le mérite de ne pas provoquer d’allergie et sont massivement utilisés dans les hôpitaux et les cabinets médicaux au nom du principe de précaution.

    Les gants en nitrile constituent une seconde très bonne alternative au Latex. Ils possèdent une haute résistance à la déchirure et offre une très grande sensibilité tactile. Ils ne réagissent, par ailleurs, que très peu aux produits chimiques.

    Enfin, les gants en vinyle qui s’utilisent, eux aussi, comme substitut du Latex offrent une moins bonne élasticité que toutes les autres matières. Également plus sensible aux produits chimiques, ils sont indiqués dans le cadre de soins de moindre importance et de courte durée. Les gants vinyle seront très utiles chez les médecins généralistes et lors de visites à domicile.
 

Gant poudré ou non poudré

Cette mention insolite, pour qui n’est pas coutumier du fait, indique si la face intérieure du gant a été recouverte d’une couche de poudre d’amidon de maïs ou non. Utilisée au cours du cycle de fabrication afin de faciliter le retrait du gant de son moule, cette substance proche du talc, que ce soit pour ses propriétés ou sa texture, est également utilisée dans le but de fluidifier le gantage et le dégantage, très précieux en cas d’urgence ou après une longue intervention. D’autant plus que, grâce à ses qualités absorbantes, elle limite les effets de la sudation et maintient les mains sèches, même lors d’un port prolongé. Particulièrement désagréable au toucher, cette macération due à la transpiration peut aussi provoquer des irritations de la peau. Toutefois, à cause d’une certaine volatilité et d’un risque allergène, cette poudre d’amidon de maïs ne conviendra pas à tous les utilisateurs.
 

Ambidextre ou par paire

La dernière déclinaison qui caractérise le marché du gant médical concerne directement son utilisation. En effet, si certaines gammes les proposent par paire sous blister stérile, d’autres les conditionnent dans des boîtes « en vrac » sans distinction de latéralité. Ainsi, les premiers cités sont particulièrement adaptés aux chirurgiens auxquels ils apportent plus de dextérité grâce à leur profilage qui épouse de façon plus naturelle les mains de l’usager. En revanche, les seconds sont destinés à des soins quotidiens et ont pour principal objectif de protéger le patient et le personnel des infections. Ils sont également plus économiques du fait qu’un seul gant peut être utilisé à chaque fois.
 

Doigtier

Certains spécialistes comme les gynécologues ou les proctologues, utilisent, quant à eux, des doigtiers médicaux qui s’enfilent au niveau de l’index. Ces dispositifs permettent de ne pas ganter toute la main lors d’une simple auscultation. Certains doigtiers sont aussi disponibles pour deux doigts.


 

Masques médicaux

De la même manière que les gants médicaux, le marché du masque médical se scinde en deux grandes catégories qui se définissent en fonction de leur usage, à savoir des équipements de protection individuelle ou des dispositifs chirurgicaux qui se portent lors d’intervention et d’opérations chirurgicales.
 

Masque de protection individuelle

Cet équipement est destiné à protéger les porteurs de contaminations respiratoires extérieures, en particulier lors des périodes pandémiques chroniques liées au virus de la grippe et de la gastro-entérite ou d’épidémies plus rares comme ce fut le cas il y a quelques années avec le virus H1N1.
Le masque de protection respiratoire est généralement équipé d’un système de filtrage qui stoppe les particules volatiles contaminantes ainsi que certaines poussières polluantes. Il peut s’avérer très utile en zone urbaine chez les patients qui souffrent d’une certaine fragilité au niveau de leurs voies respiratoires, comme les asthmatiques notamment. Il permet, par ailleurs, de protéger les autres de sa propre infection afin d’éviter ainsi toute accélération épidémique, surtout des enfants ou des personnes fragiles (malades, femmes enceintes ou allaitantes) évoluant dans son entourage proche.
  • Niveaux de filtrage
Les masques de protection individuelle sont disponibles selon 3 niveaux de filtrage en fonction de l’usage qui en est fait.
  • FFP1 : Ce premier niveau correspond au filtrage le plus faible des trois. Il bloque 80 % des aérosols et s’utilise comme masque à poussières lors de travaux de bricolage.
  • FFP2 : Filtrant jusqu’à 94 % des aérosols, ce niveau 2 est indiqué aux personnes travaillant dans l’industrie, les laboratoires pharmaceutiques et dans le domaine agro-alimentaire. Il convient parfaitement à la protection contre les virus et les bactéries, lors d’une épidémie.
  • FFP3 : Le dernier niveau immunise les voies respiratoires contre près de 99 % des aérosols ainsi que les très fines particules comme l’amiante par exemple. Il s’adresse aux personnels du bâtiment, notamment.

La durée de vie de chaque masque étant conditionnée par le niveau de pollution environnant et l’activité effectuée, il est difficile de la quantifiée précisément. Elle dépend, également, du taux d’humidité créé par l’usager. Néanmoins, s’il est fortement recommandé de ne pas utiliser un masque plus d’une journée, n’hésitez pas à le remplacer dès que l’air se fait plus suffocant ou lorsqu’il n’y a plus d’humidité.
Autre point important : il est indispensable de vérifier que le masque n’est pas déchiré ou endommagé avant de l’utiliser.
  • Format
La qualité d’un masque de protection respiratoire se détermine également par son design qui doit impérativement couvrir le haut du nez, toute la bouche jusqu’aux pommettes et l’ensemble du menton. Son serrage derrière la tête doit être réglé de manière à ce que le masque ne baille pas sur les contours du visage. Il est d’ailleurs recommandé de choisir les équipements à double serrage pour un maintien plus sécurisé et équilibré entre le haut et le bas du visage. Dans leur grande majorité conçus pour ne pas bloquer la respiration de l’usager, certains dispositifs améliorent le confort de port en adoptant une forme de bec de canard dont la proéminence offre plus d’espace au nez à à la bouche.
 

Masque chirurgical

Les masques chirurgicaux sont destinés à contenir les projections respiratoires et salivaires de la part du personnel soignant, notamment lors d’opérations chirurgicales. Ces sécrétions parfois invisibles sont, en effet susceptibles d’être porteuses d’infections et de bactéries qui pourraient contaminer les plaies traumatiques et chirurgicales du patient opéré. A usage unique, les masques chirurgicaux sont pour la plupart souples et bénéficient d’un très haut niveau de filtrage. Fabriqués en textile non tissé, car moins perméables, ces masques se distinguent par leur trois plis sur leur face extérieure qui leur permettent de s’ajuster de façon optimale sur les contours du visage au niveau du nez tout en assurant un confort respiratoire. La stérilité de ces équipements chirurgicaux n’est pas indispensable dans la majorité des cas, sauf au nom du principe de précaution si le patient est particulièrement sensible à cause d’une maladie auto-immune, par exemple.


 

Vêtements médicaux

L’habillage du personnel soignant, des employés contribue, lui aussi, au respect d’une hygiène irréprochable au sein de l’établissement qu’il soit médical, technique ou alimentaire. Les tissus de nos vêtements quotidiens sont de véritables nids à bactéries. Les vêtements médicaux assurent une protection contre les sécrétions corporelles et les produits chimiques.
 

Blouses ou tuniques médicales

Le personnel soignant se distingue généralement par le type de vêtement qu’il porte. Si la blouse médicale qui consiste en une longue veste à boutons est plutôt l’apanage des médecins, la tunique, quant à elle, habille le personnel infirmier et aide soignant. Cette distinction s’explique par le fait que les docteurs ne sont pas amenés à rester continuellement dans les couloirs de l’établissement et que la blouse leur permet de se vêtir et se dévêtir rapidement et facilement. En revanche, les infirmiers et les aides soignant, qui sont en contact continu avec les patients, portent des tuniques médicales confortables et permanentes. Plus souples, munis de poches et aérés, ces vêtements offrent un confort de port et facilitent le travail quotidien du personnel.
 
  • Matière
La plupart des vêtements médicaux du type tunique ou blouse sont tissés de polyester et de coton afin d’offrir à l’usager un confort sur la peau et éviter toute réaction allergique ou irritante comme c’est le cas de la laine, par exemple. D’autre part, leur tissage s’appuie sur une armature en sergé réputée pour sa souplesse et sa grande résistance à l’usure et à la traction qui garantit, de surcroît, une très bonne stabilité du tissu qui ne se froisse pas facilement. Les couleurs recommandées sont généralement claires voire blanches, ce qui permet de ne pas masquer la présence des impuretés, vecteurs potentiels de contamination.
  • Design
Les tuniques médicales sont très souvent à manches courtes ou semi-longues pour deux raisons. D’une part, cette coupe donne plus de latitude aux mouvements des bras et permet de laisser passer l’air. D’autre part, elle réduit la quantité de tissus au niveaux des membres inférieurs et donc le risque de transmission de bactéries. En effet, il est plus aisé de se laver les mains et les avant-bras entre chaque patient que de nettoyer les manches de sa tunique. Il en va de même pour les pantalons qui, pour certains, sont plus courts au niveau des jambes afin d’éviter que les extrémités ne traînent sur le sol.

 

Vêtements de protection

Dans le cadre de mesures stériles plus importantes ou d’interventions chirurgicales, certains vêtements médicaux renforcés s’enfilent par-dessus les tuniques médicales afin d’offrir plus de couverture et de sécurité. Sous la forme de longue blouse refermable dans le dos, ces protections sont systématiquement munies de manches longues et descendent jusqu’en dessous des genoux. Fabriquées en matière imperméables plastifiées comme le polypropylène ou en matériau intissé (c’est à dire non issu du tissage mais d’une compression des fibres mélangées à produit liant), elles n’absorbent ni les liquides ni aucun fluides et limitent au maximum les contacts entre la peau du soignant et celle du patient. Ces équipements sont, également, très utilisés dans les laboratoires et les industries agro-alimentaires. En fonction de l’usage et du niveau d’hygiène exigé, certaines blouses sont même vierges de toute poche afin d’éviter le transport involontaire d’objets contaminés entre deux zones sensibles.


 

Protections spécifiques

En plus des vêtements médicaux, des gants et des masques, de nombreux équipements viennent compléter cette panoplie déjà bien fournie. En effet, certains domaines ou établissements requièrent une exigence d’hygiène irréprochable qui impliquent des accessoires très spécifiques.
 

Sur-chaussures

C’est le cas des établissements agro-alimentaires ou des zones stériles dans certains hôpitaux qui accueillent des patients atteints de maladies auto-immunes. Les sur-chaussures qui s’enfilent par-dessus les souliers, empêchent que la moindre impureté ne viennent contaminer une zone aseptisée. En fonction du degré de stérilité et de risque, elles peuvent être basses ou hautes. Ces dernières sont d’ailleurs le plus souvent utilisées dans des laboratoires ou des zones de conditionnement attenantes à une ferme ou un entrepôt. Elles sont, également, utilisées en crèche afin de conserver la propreté du sol et des revêtements sur lesquels les enfants sont amenés à évoluer, en particulier quand ils ne sont encore qu’au stade du « quatre pattes ».
 

Charlottes pour cheveux

Les charlottes rondes, qui se placent sur la tête pour envelopper la chevelure, évitent que des cheveux tombent dans des préparations alimentaires ou des machines de conditionnement.
 

Lunettes de protections

Très courantes dans l’industrie, les lunettes de sécurité évitent toute projection chimique ou de fluides corporels dans les yeux. En effet, la muqueuse oculaire constitue une porte d’entrée à la contamination. C’est la raison pour laquelle, la plupart de ces dispositifs couvrent une zone très élargie autour des yeux et offrent une profondeur importante qui permet d’accueillir confortablement des lunettes de vue.

 

Protections auditives

Enfin, des bouchons d’oreilles se glissent à l’intérieur du conduit auditif afin de réduire les nuisances sonores, qu’elles soient industrielles ou simplement quotidiennes.


Les équipements de protection sont primordiaux à la conservation d’une hygiène irréprochable et cela dans l’intérêt commun du personnel soignant et du patient. Moins les vecteurs de transmissions sont élevés, plus la guérison et le bien-être de l’ensemble de la population des hôpitaux et des centres médicaux seront importants. Le tout est de bien choisir son équipement, en fonction de son usage quotidien. Cependant, au-delà du type de protection choisie, la vigilance et la discipline demeurent les qualités primordiales dans tous les domaines sensibles, que ce soit le médical, le pharmaceutique ou l’agro-alimentaire.