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Quelle chevillère pour quelle pathologie ?

La cheville est une articulation complexe qui nécessite une prise en charge précise et adaptée en fonction de la blessure et de la phase du traitement mis en place. Les pathologies qui touchent cette articulation font très souvent suite à un premier traumatisme qui n’a pas été pris en charge ou qui n’a pas été traité correctement. Négliger ou trop immobiliser votre cheville peut engendrer des complications plus ou moins importantes. Il est à ce titre indispensable de bien connaître son problème et les différentes possibilités qui s’offrent à vous.
Une chevillère peut avoir plusieurs fonctions : offrir un simple maintien en cas de légère instabilité, une fonction de rééducation ou de prévention en reprise d’activité ou encore une immobilisation plus ou moins stricte après un traumatisme important ou une opération chirurgicale. Afin de bien comprendre le fonctionnement et les caractéristiques d’une chevillère et son champs d’action, Equipmédical vous apporte les informations nécessaires pour bien choisir votre chevillère en fonction de votre pathologie.


 

Anatomie de la cheville


La cheville est une articulation qui relie la jambe et le pied. Elle permet les mouvements de flexion (pointe du pied vers le haut) et d’extension (pointe du pied vers le bas), nécessaires au déroulé du pas et à la marche.
C’est une articulation synoviale. Les os s'associent entre eux par l'intermédiaire d'une cavité remplie de liquide appelé «synovie». La cheville est constituée par la fibula (péroné), le tibia et le talus (astragale). Ces os sont recouverts de cartilages entourés d’une membrane fibreuse, que l’on appelle capsule articulaire.

L’articulation de la cheville est tenue par deux ligaments importants qui se situent de chaque côté. Il s’agit du ligament latéral externe (LLE) et le ligament latéral interne (LLI). Le ligament latéral externe comporte en fait 3 ligaments qui partent en éventail de la malléole externe de la cheville (extrémité inférieure du péroné). C’est le ligament le plus fréquemment touché par les entorses.

Les tendons de la cheville ont un rôle important pour la stabilité articulaire. Ils relient les muscles de la jambe et les os du pied.
Le tendon d’Achille est le plus important et le plus épais. Il attache les muscles du mollet au calcanéum.
Le tendon tibial postérieur contribue à soutenir la voûte plantaire et nous permet de tourner le pied vers l’intérieur. Le tendon tibial antérieur nous permet de lever le pied. Deux autres tendons, appelés fibulaires, aident à tourner le pied vers l’extérieur.
 

Les différentes pathologies de la cheville


L’entorse


On dénombre en France 6000 entorses de la cheville par jour. Cette pathologie représente 25 % des accidents sportifs. Elle correspond à une lésion des ligaments qui fait généralement suite à une torsion du pied vers l'intérieur ou vers l’extérieur. On parle alors d’entorse latérale externe ou interne dont on distingue trois stades de gravité : l'étirement simple des ligaments, leur déchirure partielle, ou complète (rupture). Les symptômes sont la douleur et le gonflement.
Les jeunes en pleine croissance et les sportifs ont plus de risque de se faire une entorse de la cheville. Les sports de contact (basket-ball, football...) et les sports de pivot, dans lesquels les changements de direction sont brusques (tennis, ping-pong...)  sont particulièrement concernés par ce risque.
 

Les lésions post-traumatique (complications et séquelles de l’entorse)

 

    - L’instabilité ou la laxité chronique

C’est la principale séquelle d’une entorse grave de la cheville. Elle se produit généralement quand les ligaments de la cheville ont été déchirés à plusieurs reprises. On a la sensation que la cheville se dérobe, qu’on le la contrôle plus.

    - Le conflit antérieur ou postérieur

Le diagnostic peut être évoqué devant des séquelles douloureuses plusieurs mois après une entorse bénigne. Il s’agit d’une cicatrisation incomplète et fibreuse du ligament collatéral latéral, associée à un arrachement de la capsule articulaire.
 

Les tendinites


Une insuffisance d’étirement après la pratique d’un sport est une des principales causes de la tendinite de la cheville. La sollicitation importante du tendon ou un entraînement excessif provoquent son inflammation. Le saut, la marche et la course sont des exercices sportifs qui peuvent provoquer une tendinite. Une personne habituée à porter des talons et qui change ses habitudes en portant des chaussures plates peut également être victime d’une tendinite de la cheville.
 

La tendinopathie


Il s’agit d’une blessure liée au surmenage. Elle correspond à une inflammation du tendon. Elle atteint des athlètes d’âge moyen lorsque le tendon d’Achille devient moins souple. La pratique d’un sport de manière intensive peut par exemple entraîner ce genre de lésions.
 

La rupture du tendon d’Achille


Elle est très fréquente chez les sportifs. Elle est généralement liée à des sauts ou des sautillements, qui imposent une charge trop forte au tendon. On peut alors être victime d'un claquement fort.
Les symptômes de la rupture sont une douleur vive, un œdème et une faiblesse qui apparaît à l’arrière de la jambe. Souvent, les patients sont capables de marcher avec peu de douleur. Il existe une perte de force et une impossibilité de se tenir sur la pointe des pieds.
 

Le steppage


C’est une pathologie neuromusculaire qui se caractérise par une paralysie musculaire qui maintient la pointe du pied baissée. Elle se retrouve généralement chez les personnes hémiplégiques.
 

La fracture de cheville


Elle survient lors d’une chute ou un mouvement de torsion. Elle peut concerner la malléole interne, la malléole externe ou les deux malléoles.
 

Quel est le rôle d’une chevillère ?


Une chevillère est une orthèse de maintien articulaire qui apporte, selon son type, un niveau de compression sur votre cheville.
Le rôle d’une chevillère est établi en fonction de la gravité de la pathologie et du stade du traitement : post-traumatisme, en reprise d’activité ou en prévention de récidive.  
 

Immobiliser


L’immobilisation peut être totale ou partielle en fonction de la gravité de la blessure.
Une période d’immobilisation prolongée après une entorse aiguë de cheville est la stratégie offrant la guérison la plus rapide.
L’immobilisation «totale» de l’articulation permet une mise au repos complète des structures ligamentaires lésées. Elle sera recommandée en cas d’entorse grave ou en post-opératoire. Cette immobilisation va permettre aux ligaments de cicatriser naturellement sans intervention chirurgicale, de résorber l’œdème et de soulager la douleur.
L’immobilisation peut également être relative, en traitement des entorses bénignes à modérées. Il faut en effet mobiliser l’articulation en permettant les mouvements de flexion-extension pour une guérison plus rapide.
 

Soutenir et renforcer l’articulation


Les chevillères agissent sur le principe de contention ou compression. Elles soutiennent l’articulation fragilisée en renforçant les ligaments et en la stabilisant.
 

Prévenir


Il s’agit principalement des chevillères de maintien qui vont jouer un rôle de protection et donc de prévention des récidives. Elles permettent d’adopter une posture correcte en prévenant les torsions et les mouvements brusques. Elles améliorent la proprioception c’est à dire la perception sensorielle des muscles et des articulations.
 

Atténuer la douleur


La contention procure un effet thermique qui va soulager la douleur grâce à la chaleur ressentie. En limitant les mouvements, les chevillères atténuent les sensations désagréables et plus particulièrement pendant la reprise d’activité.
 

Des orthèses et chevillères adaptées à chaque pathologie

 

Les orthèses stabilisatrices


Elles sont indiquées en cas d’entorses modérées ou graves, d’instabilité chronique ou comme suivi fonctionnel post-opératoire. Elles permettent une immobilisation partielle tout en garantissant un maintien renforcé à l’aide de ses deux coques latérales en plastique rigide. Certaines bénéficient d’un système de serrage Boa qui offre un serrage équilibré comme la chevillère stabilisatrice de Thuasne Malleo Dynastab Boa.


La chevillère ligamentaire


La chevillère ligamentaire offre un renfort des ligaments et stabilise l’articulation. Elle est indiquée dans le traitement des entorses bénignes à modérées. Elle diminue la douleur et favorise la cicatrisation. Les ligaments ne sont plus soumis à une contrainte mécanique excessive. La chevillère ligamentaire maintient la cheville en position anatomique. Elle est généralement munie de sangles élastiques qui se croisent pour un maintien supérieur telle que la chevillère ligamentaire de Thuasne Ligastrap Malleo.
 

La chevillère de maintien ou de contention


Elle est recommandée en cas d’instabilité chronique de la cheville. Elle maintient l’articulation dans l’axe du pied et permet ainsi de prévenir les récidives. L’idée n’est pas de bloquer mais de maintenir. La chevillère de maintien Gibaud Malléogib 3D est par exemple le produit idéal pour soutenir l’articulation en reprise d’activité sportive ou professionnelle.

La chevillère de maintien peut également proposer un soutien au niveau du tendon d’Achille (talonnette en silicone intégrée pour amortir les vibrations et soulager la tension exercée sur le tendon), comme par exemple la chevillère de Thuasne Silistab Achillo.
 

La protection malléolaire


Elle est généralement associée à la chevillère de maintien ou ligamentaire. Elle offre un soutien malléolaire grâce au coussin de silicone qui prévient les traumatismes et les chocs, comme la chevillère Thuasne Silistab Malleo. 
 

La botte de marche


Elle est indiquée en cas de fracture ou d’entorses qui nécessitent une immobilisation stricte.
 

Comment mettre une chevillère ?


Les orthèses stabilisatrices s’installent à même la peau ou sur une chaussette. Elles ne gênent pas le port de chaussures. Elles sont équipées d’une ou plusieurs sangles de fixation pour un serrage adapté à la morphologie de l’utilisateur.
La plupart des chevillères de maintien ou ligamentaires sont très faciles à installer. Elles s’enfilent comme une chaussette, mais doivent être posées à même la peau pour éviter une compression trop importante et empêcher l’effet garrot.

Enfin, la taille de votre chevillère doit être adaptée aux dimensions de votre cheville. Des tableaux sont proposés en fonction de la chevillère choisie et des tailles proposées par les fabricants.

Vous pouvez retrouver dans les vidéos suivantes des tutoriels simples, proposés par les fabricants des chevillères, pour bien comprendre leur fonctionnement et leur mise en place :

Mettre en place la chevillère stabilisatrice de Thuasne Malleo Dynastab Boa
Mettre en place la chevillère ligamentaire de Thuasne Ligastrap Malleo
Mettre en place le chevillère de Thuasne Silistab Achillo

Le choix d’une chevillère est soumis à l’appréciation d’un certain nombre de critères, qu’il est important de prendre en considération. Chaque chevillère propose ses spécificités en fonction de la pathologie, d’une reprise d’activité intensive ou non et du stade de traitement.
Pour en savoir plus, vous pouvez également consulter notre fiche conseil : Chevillères, orthèses de cheville : comment les choisir ?
Il est par ailleurs indispensable de consulter un médecin pour choisir le dispositif de traitement adéquat à sa pathologie.


Pour mieux vous y retrouver, nous avons résumé les différentes pathologies et les chevillères correspondantes dans un tableau récapitulatif :
 
Pathologies Type de chevillères Modèle de chevillères
Entorse bénigne Chevillère ligamentaire ou de maintien Thuasne Malleosoft Chevillère élastique proprioceptive
Entorse modérée à grave Orthèse stabilisatrice ou botte de marche Thuasne Ligastrap Immo Attelle de Cheville
Instabilité chronique Chevillère de maintien/contention Gibaud Malléogib 3D Chevillère de maintien
Rupture du tendon d'Achille
Tendinopathie
Chevillère de maintien/contention avec talonnette Thuasne Silistab Achillo Chevillère
Steppage Releveur de pied Aircast PodaLib Releveur de pied dynamique
Fracture Botte de marche Gibaud Equalizer Botte d'immobilisation de la cheville